Obligations hygiène salon de coiffure : réglementation & checklist

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Salon de coiffure : coiffeur désinfectant un fauteuil et les instruments, flacon éco-responsable visible

Points clés à retenir

  • Le RSD impose la désinfection des instruments entre clients (ex. article 118 à Paris)
  • Distinguer nettoyage et désinfection : respecter le temps de contact des produits
  • Après chaque client : matériel, poste, gestion des lames/coupants si concerné
  • Sols : protocole spécifique cheveux + lavage pour un niveau d’hygiène stable
  • Déchets chimiques (colorations/permanentes) : tri et filière adaptée
  • Traçabilité : plan de nettoyage-désinfection + registre simple
  • Externaliser sécurise l’hygiène des locaux sans remplacer les gestes métier
Dans cet article

Les obligations hygiene salon de coiffure ne sont pas un “plus” : elles protègent vos clients, votre équipe et votre activité. Dans un salon ou un institut, les gestes techniques (coupe, rasage, épilation, soins) multiplient les contacts avec la peau, l’eau, les instruments et les surfaces partagées. Résultat : l’hygiène devient un sujet réglementaire, mais aussi un enjeu d’image.

Dans cet article, vous trouverez une lecture simple des normes hygiene coiffeur et des exigences attendues en pratique : textes de référence, desinfection materiel coiffure apres chaque client, plan de nettoyage-désinfection des locaux, gestion des déchets (y compris déchets chimiques). L’objectif : repartir avec une checklist actionnable et une méthode facile à tenir au quotidien.

Ce que dit la réglementation : les textes à connaître (coiffure & beauté)

En matière d’hygiène, un salon de coiffure et un institut de beauté s’appuient sur des textes de santé publique et des règlements locaux. Le point le plus important, pour la majorité des établissements, est le Règlement Sanitaire Départemental (RSD), qui existe dans chaque département et peut présenter des variantes.

À cela s’ajoutent des textes spécifiques au métier et des ressources officielles. Pour sécuriser votre organisation, l’idée est simple : identifier ce qui est obligatoire, puis le traduire en procédures (et en preuves).

RSD : désinfection des instruments pour chaque client (article 118, ex. Paris)

Le RSD vise à limiter la transmission d’affections contagieuses. Dans le Règlement sanitaire du département de Paris, l’article 118 indique que les instruments doivent être entretenus et désinfectés, avec une attention particulière portée aux situations pouvant favoriser une contamination.

Concrètement, cela implique une règle opérationnelle très claire : organiser la désinfection d’une partie du matériel entre deux clients, et prévoir une procédure renforcée quand cela se justifie (ex. microcoupure, lésion, etc.). Source : Légifrance – RSD Paris, article 118.

Coiffure : Arrêté du 3 août 1955 (règlement sanitaire des salons)

La coiffure dispose aussi d’un texte historique souvent cité comme base : l’arrêté du 3 août 1955 fixant le règlement sanitaire des salons de coiffure. Il rappelle l’importance de l’hygiène, de l’entretien et des pratiques visant à éviter les contaminations.

À l’échelle d’un salon, l’intérêt est de s’en servir pour formaliser un cadre interne : méthodes de nettoyage, désinfection, organisation des postes et circuit du “propre/sale”. Source : Légifrance – Arrêté du 3 août 1955.

Instituts/esthétique : contrôles possibles & encadrement de certains actes

Un institut de beauté doit, lui aussi, maîtriser l’hygiène des instruments, du linge et des surfaces. L’encadrement dépend également des prestations proposées : certains actes sont plus sensibles car ils augmentent le risque de blessure ou d’exposition (piquants/coupants, effraction cutanée, etc.).

Pour une base fiable, vous pouvez vous appuyer sur la FAQ officielle de la DGCCRF sur l’encadrement des soins esthétiques et de la coiffure : DGCCRF – FAQ soins esthétiques et coiffure.

Obligations d’hygiène : qui doit être nettoyé/désinfecté, quand, et avec quoi ?

Pour être conforme, il faut traduire les textes en gestes simples. La première confusion à lever : nettoyage et désinfection ne sont pas la même chose. Dans la plupart des cas, on désinfecte correctement uniquement sur une surface ou un instrument déjà nettoyé (sans résidus visibles).

Ensuite, tout se pilote avec des fréquences : après chaque client, quotidien, hebdomadaire et périodique (remise en état). C’est exactement l’objectif d’un plan de nettoyage et d’un registre simple.

Après chaque client : zones et matériels critiques (coupe, rasage, bac, cabine)

La question revient souvent : faut-il désinfecter ciseaux, peignes et brosses après chaque client ? La logique du RSD (ex. article 118) conduit à organiser la désinfection du matériel partagé entre clients, en particulier quand il existe un risque de contamination.

Dans la pratique, les points les plus sensibles sont :

  • Instruments : peignes, brosses, sabots, accessoires de tondeuse, ciseaux, pinces… selon leur usage.
  • Rasage/contours : lames à usage unique et élimination sécurisée des coupants.
  • Poste client : surfaces de contact (accoudoirs, repose-tête, tablette de travail).
  • Bac shampoing : zones éclaboussées, surfaces en contact fréquent, robinetterie.

Astuce organisation : préparez un “circuit” pour le matériel (zone de dépôt sale → nettoyage → désinfection → séchage → stockage propre). Cela évite les oublis en période d’affluence.

Quotidien/hebdomadaire : sols, miroirs, sanitaires, back-office

Un salon se reconnaît à ses sols : les cheveux s’accumulent vite et se déplacent partout. Ils retiennent aussi poussières et résidus. Pour un résultat net et durable, on vise un protocole en deux temps : ramassage/aspiration adaptée, puis lavage.

À intégrer dans votre routine :

  • Sols : plusieurs passages dans la journée si besoin (zone coupe), puis lavage en fin de journée.
  • Miroirs et vitrines : traces de doigts, aérosols, produits coiffants (impact direct sur l’image).
  • Sanitaires : nettoyage + désinfection réguliers et réassort (savon, papier, essuie-mains).
  • Accueil / TPE / poignées : points de contact à fréquence renforcée.

Si votre établissement est situé sur une zone très fréquentée, la vitrerie peut devenir un vrai sujet. En Île-de-France, beaucoup de salons confient cette partie à un prestataire, via un contrat de nettoyage des vitres ou une intervention locale comme le nettoyage de vitres à Paris (75).

Produits : biocides, désinfectants et exigences de choix/emploi (Certibiocide)

La règle la plus importante n’est pas “acheter un produit fort” : c’est respecter le mode d’emploi. Un désinfectant n’agit que si vous respectez le temps de contact, la dilution, et la compatibilité avec les surfaces.

Évitez aussi les mélanges “maison”. Si vous utilisez des biocides, gardez les fiches techniques et formez l’équipe aux gestes simples : gants si nécessaire, aération, rinçage quand le support ou l’usage l’impose.

Traçabilité : plan de nettoyage-désinfection + registre simple

La traçabilité est souvent ce qui fait la différence en cas de question ou de contrôle. Un document “léger” suffit : un tableau imprimé, daté, signé. Il doit être compréhensible en 30 secondes.

Modèle de colonnes utiles :

  • Zone (poste coupe, bac, cabine, accueil, sanitaires, sols)
  • Action (nettoyer / désinfecter)
  • Fréquence (après client / quotidien / hebdo)
  • Produit (nom + dilution)
  • Responsable (initiales)
  • Preuve (signature, observation)
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Risques infectieux en coiffure/esthétique : pourquoi les obligations existent

Les obligations d’hygiène ne sont pas théoriques. Elles existent parce qu’un salon combine : instruments partagés, eau tiède, textiles, et parfois microcoupures (coupe/rasage). Le bon réflexe consiste à identifier vos “moments à risque” et à verrouiller une procédure simple.

Infections et parasites : mycoses (teigne), poux, impétigo…

Les risques évoqués dans le secteur concernent notamment les parasites (poux) et certaines infections cutanées ou fongiques (ex. teigne). Le risque est favorisé par le partage d’accessoires et la réutilisation de textiles ou de matériel insuffisamment traité.

Mesures clés :

  • Matériel : nettoyage/désinfection entre clients selon le plan interne.
  • Textiles : circuit “sale/propre” clair (sac dédié, lavage adapté, stockage propre).
  • Postes : surfaces de contact traitées à fréquence réaliste.

Risque sanguin : coupures/rasage et hépatites (B/C)

Le rasage ou la gestion d’une microcoupure augmentent le risque d’exposition au sang. L’objectif n’est pas d’inquiéter, mais de sécuriser : lames à usage unique, élimination des coupants, et procédure claire en cas de petit incident (nettoyage, désinfection, sécurisation du matériel).

Dans un institut, dès que l’activité génère des piquants/coupants, la question des filières de déchets appropriées devient centrale (voir section déchets).

Déchets et produits chimiques (colorations, permanentes) : tri, stockage, filières

Un salon et un institut produisent plusieurs catégories de déchets : “classiques”, “chimiques” et parfois “piquants/coupants”. La conformité consiste surtout à ne pas tout mélanger et à organiser un stockage temporaire sécurisé.

Déchets chimiques : où les déposer et quelles obligations pratiques

Les colorations, oxydants, permanentes ou certains solvants peuvent générer des déchets chimiques. La logique recommandée par les autorités est d’orienter ces déchets vers les filières adaptées (déchèterie/point de collecte selon les règles locales et la nature du produit). Source : Ministère de la Transition écologique – Déchets chimiques.

Bonnes pratiques (sans surcharger votre quotidien) :

  • Prévoir un contenant dédié, fermé, identifié.
  • Éviter les mélanges et garder l’information produit (étiquette/FDS si disponible).
  • Planifier une évacuation régulière avec la filière adaptée.

OPCT / DASRI : quand un institut est concerné (ex. dermopigmentation)

Un institut peut être concerné par les déchets à risque (piquants/coupants/tranchants) selon les prestations. Dans ces cas, il faut des collecteurs adaptés et une filière conforme : ces déchets ne vont pas avec les ordures ménagères.

Pour un cadre de bonnes pratiques (prévention des infections et gestion des déchets), vous pouvez consulter le guide du ministère de la Santé : Guide bonnes pratiques – prévention des infections.

Contrôles, responsabilités, et “ce qui est attendu” en cas d’inspection

Sur le terrain, ce qui est “attendu” se résume souvent à trois choses : propreté visible, procédures réalistes, preuves. Un protocole parfait mais intenable n’aide pas. Un protocole simple, tenu et tracé, sécurise au quotidien.

Ce que vous devez pouvoir montrer en 5 minutes

  • Votre plan de nettoyage-désinfection (tableau) et, idéalement, un registre de suivi.
  • Les fiches techniques ou au minimum les consignes d’utilisation des produits.
  • L’organisation du propre/sale (linge, matériel, stockage).
  • La gestion des déchets (dont chimiques et coupants si concernés).

Erreurs fréquentes qui coûtent cher

  • Temps de contact des désinfectants non respecté (essuyé trop vite).
  • Matériel “désinfecté” mais stocké humide ou dans une zone sale.
  • Réutilisation de textiles sans logique “propre/sale”.
  • Absence de contenant pour les coupants quand l’activité le nécessite.
  • Sols traités “à la va-vite” : cheveux et poussières redistribués au lieu d’être éliminés.

Externaliser le nettoyage : quand c’est pertinent (et comment rester conforme)

Beaucoup de dirigeants se posent la question : quelles sont les obligations d hygiene en salon de coiffure et comment être sûr de les tenir “dans la vraie vie” ? La réponse est souvent hybride : l’équipe garde les gestes “après chaque client”, et l’externalisation sécurise l’hygiène des locaux (sols, sanitaires, vitres, zones communes).

C’est particulièrement pertinent quand l’activité est dense ou quand vous voulez standardiser un niveau de propreté constant sur toute la semaine.

Ce qui reste à la charge de l’équipe (et ne s’externalise pas)

Externaliser ne remplace pas la partie métier. En particulier :

  • La désinfection du matériel utilisé sur le client et la gestion immédiate des lames.
  • La remise en état rapide du poste entre deux rendez-vous.
  • L’hygiène des mains et les gestes barrière pertinents.

Ce que l’entreprise de nettoyage peut prendre en charge (valeur ajoutée)

Une entreprise de propreté intervient efficacement sur ce qui consomme le plus de temps et qui doit être irréprochable :

  • Sols (cheveux, poussières, lavage, détachage).
  • Sanitaires (nettoyage + désinfection + réassort selon contrat).
  • Vitrines et miroirs (image client).
  • Points de contact (poignées, interrupteurs, accueil).

Selon la localisation, vous pouvez vous appuyer sur des prestations dédiées comme le nettoyage de commerce, ou des pages locales telles que le nettoyage de commerce à Paris (75) et, pour des besoins de back-office, un nettoyage de bureau à Paris (75).

Cahier des charges : fréquences, produits éco, et preuves

Pour “verrouiller” la conformité, formalisez un mini cahier des charges. Il doit préciser : zones, fréquences, horaires (souvent avant ouverture/après fermeture), produits et preuves (check-list, compte rendu).

Côté écologie, l’approche la plus solide est d’être pragmatique : privilégier des produits plus respectueux quand c’est compatible avec l’usage, bien doser, utiliser les microfibres, et limiter les surconsommations. Cette logique est cohérente avec une propreté tenue sur la durée, sans odeurs agressives dans un local recevant du public.

Pourquoi choisir France Clean (Île-de-France & Isère) ?

Sur des établissements “à détail” comme un salon ou un institut, la propreté se voit immédiatement. L’enjeu est donc d’avoir un niveau stable, une organisation fiable et des interventions calées sur vos horaires.

France Clean s’appuie sur une expérience de terrain et des protocoles simples à piloter. Pour en savoir plus sur notre approche et nos services, vous pouvez consulter la page France Clean et notre présentation Qui nous sommes.

Une méthode orientée conformité : protocole + traçabilité + contrôle qualité

La méthode consiste à transformer vos besoins en check-list : ce qui doit être fait, à quelle fréquence, avec quel produit, et comment on vérifie. Cette structure facilite la continuité, même quand l’équipe change ou quand l’activité augmente.

Engagement écologique : produits éco-labellisés et qualité de l’air intérieur

L’engagement écologique se traduit surtout par des choix de produits et de méthodes qui limitent les résidus et protègent la qualité de l’air, tout en restant efficaces. Dans un espace où clients et équipes passent des heures, c’est un vrai critère de confort.

Couverture & réactivité : Île-de-France (75-95) et Isère (38)

France Clean intervient en Île-de-France et en Isère. Pour les besoins de nettoyage régulier, vous pouvez aussi consulter des pages locales selon votre zone : par exemple nettoyage de bureau à Boulogne-Billancourt (92) si vous avez des bureaux/cabines à l’étage, ou le nettoyage d’immeuble dans les Hauts-de-Seine (92) si votre local est situé dans une copropriété avec parties communes à maintenir au même niveau.

FAQ : obligations d’hygiène coiffure & institut (réponses courtes)

Quelles sont les obligations d’hygiène en salon de coiffure ?

Les obligations hygiene salon de coiffure visent à éviter toute transmission entre clients. Une base courante est le RSD (ex. article 118 à Paris) qui impose l’entretien et la désinfection des instruments. À cela s’ajoutent un plan de nettoyage-désinfection des locaux, une gestion des déchets et une organisation propre/sale.

Faut-il désinfecter ciseaux, peignes et brosses après chaque client ?

Oui, l’organisation doit permettre la desinfection materiel coiffure apres chaque client, en cohérence avec les exigences du RSD (ex. Paris, art. 118). Le plus simple est de prévoir un circuit « sale → nettoyage → désinfection → séchage → stockage propre », avec un temps de contact respecté pour le désinfectant.

Qu’est-ce qu’un plan de nettoyage-désinfection pour un institut de beauté ?

C’est un tableau qui liste chaque zone (cabines, accueil, sanitaires, sols), la fréquence (après client/quotidien/hebdo), la méthode et le produit. Il sert à standardiser les pratiques, former l’équipe, et prouver la maîtrise de l’hygiène. C’est une réponse très concrète aux obligations hygiene institut de beaute.

Comment gérer les déchets chimiques d’un salon (colorations, oxydants, permanentes) ?

Les déchets chimiques doivent être triés et orientés vers une filière adaptée (déchèterie/points de collecte selon la nature du produit). L’essentiel est d’éviter les mélanges, stocker en contenant fermé et planifier l’évacuation. Référence utile : ministère de la Transition écologique sur les déchets chimiques.

Un institut de beauté doit-il gérer des DASRI/OPCT ?

Seulement si l’activité génère des déchets piquants/coupants/tranchants ou assimilés à risque infectieux (selon les prestations). Dans ce cas, il faut des collecteurs OPCT adaptés et une filière conforme. Le guide du ministère de la Santé sur la prévention des infections rappelle les principes de base.

Que risque-t-on en cas de manquement à l’hygiène en salon ?

Le premier risque est sanitaire (infections, contaminations). Le second est économique : perte de confiance, avis négatifs, désorganisation. La meilleure protection reste une organisation simple : plan de nettoyage-désinfection, matériel correctement stocké, gestion des déchets, et preuves de suivi.

Externaliser le nettoyage rend-il automatiquement un salon “conforme” ?

Non. Les gestes “après chaque client” restent internes (matériel, poste). En revanche, externaliser sécurise la propreté des locaux (sols, sanitaires, vitres, points de contact) et apporte de la régularité, via un cahier des charges et des contrôles. C’est souvent la façon la plus réaliste de tenir les normes hygiene coiffeur au quotidien.

Plan d’action simple pour rester conforme, sans y passer vos soirées

Si vous ne deviez retenir qu’une chose : formalisez vos routines (après client / quotidien / hebdo) et gardez une trace minimale. Cela répond aux exigences du RSD, réduit les oublis et sécurise votre image.

Pour les salons très exposés (vitrine, passage, poussières), la propreté visible est un levier immédiat. Beaucoup d’établissements complètent le dispositif avec un contrat d’entretien des locaux, par exemple via un nettoyage de boutique à Paris 8ème, ou un renfort ponctuel après travaux via le nettoyage fin de chantier à Paris (75).

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